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Journée à Rouen - Musée des Antiquités

Par Aurore LAFFARGUE, publié le jeudi 7 février 2019 11:12 - Mis à jour le mardi 5 mars 2019 10:33

Lors de notre journée passée à Rouen, nous avons visité le Musée des Antiquités pendant l’après-midi. Il était réparti en 4 salles différentes : une salle égyptienne, une salle gallo-romaine, une salle grecque et une salle mérovingienne. Nous allons vous présenter ici la salle gallo-romaine, en vous montrant des objets qui ont particulièrement retenu notre attention.

 

(Photo « Ensemble funéraire ») Pour commencer, voici un ensemble d’objets funéraires découvert en 1962 à Ourville-en-Caux, dans une tombe à incinération. Il daterait du IIème siècle après J.-C. Il est constitué d’une situle (sorte de petit seau à anse) en bronze, d’une grande bouteille carrée à anse en verre et d’un barillet (flacon cylindrique à anse) également en verre. Dans l’Antiquité, il était normal pour les Romains (et pour d’autres civilisations) de faciliter le passage du mort dans l’au-delà en enterrant avec lui quelques objets familiers ou des provisions. Grâce à cette coutume, les objets fragiles, les poteries, les verreries et même parfois les bijoux sont très bien conservés, protégés dans des sépultures pendant plusieurs siècles.

 

(Photo « Mosaïque ») Cette mosaïque, faite en pierres diverses, a été retrouvée à Lillebonne le 8 mars 1870. Elle daterait du IIIème ou du IVème après J.-C. Elle est ici complétée d’un décor géométrique. C’est une mosaïque qui ornait le sol d’un triclinium (salle à manger). Les 4 panneaux sur les côtés représentent les différentes séquences d’une chasse dite « à l’appelant ». Elle débute par un sacrifice à Diane (Artémis en grec, déesse de la lune et de la chasse), suivi du départ à la chasse, de la chevauchée pour rabattre le gibier et enfin la fin de la chasse, lorsque le cerf domestique (« l’appelant ») a attiré un cerf sauvage qui sera évidemment tué par la suite. Le médaillon central (la pièce du centre) représente une nymphe (divinité de la nature féminine) poursuivie par un dieu.

 

L’inscription du fond signifie « Titus Sennius Felix, habitant de Pouzzoles ». Il peut s’agir du mosaïste ou de l’homme qui a commandé l’œuvre.

 

(Photo « Monnaie ») Ces pièces ont toutes été retrouvées à des dates différentes/inconnues, en Normandie. Celles sur les socles sont en or, et les quatre autres en sont seulement recouvertes. Elle datent toutes du Ier siècle après J.-C. à peu près. Elles représentent différents empereurs romains. La découverte de ces pièces prouve qu’il y avait bel et bien une activité économique en Normandie à l’époque gallo-romaine.

 

(Photo « Silène ») Ces éléments d’applique en bronze représentent Silène, le plus vieux des satyres (créature mi-homme mi-bouc qui fait partie du cortège de Dionysos, dieu de la Vigne et de l’Ivresse). Afin de conserver correctement ces éléments très anciens, on peut voir que la vitrine est chauffée à 19°C, et que l’humidité est maintenue à 45 %. Nous vous montrons Silène car nous adorons la mythologie, et que ça nous semblait plus intéressant de vous faire découvrir un petit personnage plutôt que de vous présenter un des douze dieux habituels.

 

(Photo « Croquis vases grecs/vases grecs 2 ») Sur ces photos on voit les élèves dans la salle grecque, en train de croquer les différents objets (vases, assiettes, etc.) et de récolter des informations. Pendant cette visite, nous pouvions parcourir les salles librement, ce qui nous permettait de prendre notre temps pour pouvoir mieux observer tel ou tel objet, de rechercher les informations par nous-mêmes.

 

Pour conclure, cette journée fut très enrichissante pour tous. Ce musée était très intéressant, car même si nous n’avons parlé que de la salle gallo-romaine les autres salles contenaient beaucoup d’objets surprenants. Par exemple, dans la salle égyptienne, il y avait une momie, et dans la salle mérovingienne il y avait des sculpture en bois et en pierre très impressionnantes. Nous vous conseillons d’y aller avec votre famille pour voir ces reliques afin de connaître d’avantage l’histoire de nos ancêtres.

 

Carpe diem !